a bas bush le cow boy du texas ....et les autres

a bas bush  le cow boy du texas ....et les autres
hier soir.... j'ai vu, avec vincent....FAHRENHEIT.je le mets en majuscule car tout le monde doit le voir.pour prendre conscience que les USA sont bien basés sur le mensonge depuis 4 ans. Etant AT, ma haine est encore + forte. je ressens du deserspoir que je ne peux pas qualifier. de la honte. de l'incompréhension. de la haine face à ce pantin de guignol de bush(voir foto).aux médias qui mettent cette population dans la peur, in order to they follow them like poor sheeps.je laisses place aux critiques comme télérama, la meilleure critique que j'ai lu, pour l'instant.allez le voir svp


Fahrenheit 9/11
Documentaire virulent sur la présidence Bush, la Palme d'or de Cannes ne fait pas l'unanimité.



Pour : Un brûlot salutaire
Message aux bouquinistes spécialisés dans la littérature enfantine anglophone : auriez-vous un exemplaire de My pet goat, qu'on pourrait désormais traduire par La Chèvre de monsieur Bush ? Le secret de la politique actuelle de la Maison-Blanche se cache peut-être dans les pages de cet ouvrage vieillot, qui a monopolisé l'attention du président américain pendant plus de sept minutes lorsqu'il a appris les attentats du 11 septembre 2001. Victime d'un étrange accès de régression à l'annonce de cette catastrophe, au beau milieu de sa visite dans une classe d'école primaire, le fils à papa s'est plongé dans ce drôle de petit livre, comme un enfant se niche dans son doudou, pour ne pas entendre les disputes des adultes. Imaginez Franklin D. Roosevelt ouvrant machinalement le Journal de Mickey après l'attaque de Pearl Harbor... Les mordillements de bouche de George W. Bush, la vacuité fixe de son regard, la raideur amorphe de sa posture à cet instant flottant constituent l'une des séquences abyssales de Fahrenheit 9/11, film magistral sur les abjections protéiformes d'un président devenu l'archétype du déni de démocratie.

Michael Moore illustre l'indépassable B.A.-BA de Jean Vigo : « Un documentaire, c'est un point de vue documenté. » Dans un grand geste de liberté politique, il livre son propre récit historique des quatre années du mandant Bush. Bateleur inspiré, il s'adresse à tous les esprits, avec un sens moderne de la distraction instructive et de la légèreté responsable.

Son brûlot salutaire s'ouvre sur un feu d'artifice qui n'aura jamais aussi bien porté son nom. Nous sommes fin 2000. Stevie Wonder et Robert De Niro sabrent le champagne dans une foule en liesse. Ils ignorent que la victoire qu'ils célèbrent sera sabrée à son tour. Elu président des Etats-Unis pour le mandat le plus court de toute l'histoire américaine (quelques heures), Al Gore sera destitué par quelques bulletins de vote tombés de la dernière pluie, au profit de son adversaire républicain Bush. « Etait-ce un rêve ? » demande Michael Moore d'une voix enveloppante et déterminée comme dans une bande-annonce de film américain.

Un ton des plus appropriés : Fahrenheit 9/11 est un peu la bande-annonce du film d'épouvante que vit la planète depuis 2001, et dont la star Bush rêverait de tourner un deuxième volet. Voilà ce que Michael Moore veut empêcher, avec ce pamphlet trépidant. Chaque séquence du film est donc un tract électoral de haute volée qu'il tend avec panache à ses compatriotes. Certains conformistes l'accusent de verser dans la propagande. Fahrenheit 9/11 n'est pas un bourrage de crâne à la gloire des démocrates, c'est un cri engagé contre le mensonge et l'assoupissement des consciences. Mû par l'urgence, Moore avance, assène, décode, glace, bouleverse, au triple galop.

D'aucuns lui reprochent d'avoir accéléré le pas depuis ses insolentes flâneries documentaires (Roger et moi, The Big One, Bowling for Columbine), d'enfiler des perles de provocation toc au lieu de creuser pour trouver de l'or, de coudre à la va-vite des images tournées par d'autres au lieu de mener son enquête. La Palme d'or a même suscité l'émoi à Cannes : « Mais, ce n'est pas du cinéma ! », s'est-on écrié dans les chaumières cinéphiles. Moore prouve simplement qu'art et dénonciation virulente peuvent encore faire bon ménage. En incorporant des bouts d'archives télé à ses propres images, il réinvente une forme de collage dérangeant, comme Picasso en son temps. Comment ne pas voir de cinéma dans ce terrible générique au ralenti, disséquant les manies capillaires et dermatologiques de Bush et de son entourage, avant leur prise de parole à la télévision ? Comment ne pas apprécier la dignité de l'écran noir, nous épargnant la vision de l'effondrement des tours jumelles ? Comment rester insensible à cet art du montage, visuel et sonore, d'un humour grinçant et d'une efficacité dévastatrice ?

Non content d'être un trublion décoiffant, doublé d'un cinéaste averti, Michael Moore est de surcroît un homme de morale. A l'heure où le jury cannois lui donnait la récompense suprême, d'insoutenables scènes de torture et d'exécution en Irak inondaient les chaînes d'information télévisées, transformant les soldats américains en permanents du spectacle télévisé. Moore avait alors promis de réactualiser son film pour sa sortie en salles. Il n'a finalement fait que de minimes changements. Si le dernier tiers de Fahrenheit 9/11 est consacré au conflit en Irak, le cinéaste s'est imposé une limite, s'interdisant d'incorporer ces images choc dont la scénographie fantasmatique dissimule le vrai responsable de la guerre : un dirigeant froid et calculateur, mû par les affaires juteuses. Celui-là, Michael Moore le prend entre quatre yeux, avec un courage rare. Comme Chaplin épinglait Hitler dans Le Dictateur, dès 1938. Le triomphe de Fahrenheit 9/11 dans les salles américaines laisse espérer un meilleur dénouement de l'Histoire. Il prouve le bien-fondé d'une belle vérité oubliée : créer, c'est résister.


Marine Landrot


Contre : Un tract à sensation

Michael Moore, ce n'est pas rien. Pour beaucoup, cette figure du documentaire a servi d'éclaireur. Sur les dangers de la mondialisation, jamais mieux expliqués que dans The Big One. Sur la maladie des armes dans la société américaine, dénoncée dans Bowling for Columbine. Dans le rôle du semi-Candide, ce type rondouillard, casquette de Ricain moyen vissée sur le crâne, se mettait en scène avec jubilation et ironie. On a aimé le voir, à l'écran, mettre le pied dans la porte du bureau du patron de Nike, ou même piéger Charlton Heston, le totem du lobby des marchands de fusils. La méthode peut être contestée, elle débouchait chaque fois sur des moments ludiques et gonflés. De vraies scènes de cinéma à la première personne.

De cinéma, justement, il n'est plus guère question dans Fahrenheit 9/11. Il est ici sacrifié à la « cause » : le récit critique du mandat de George W. Bush, depuis son élection « volée » jusqu'à l'intervention militaire en Irak. Le portrait est à charge, kaléidoscope d'images d'archives au montage si serré qu'il laisse peu de place à la réflexion du spectateur. Michael Moore dénonce la médiocrité du président puis, après les attentats du 11 septembre, sa soumission à des intérêts occultes : les liens financiers personnels de la famille Bush avec la famille Ben Laden, plus généralement le poids de l'argent saoudien dans l'économie américaine. Le cinéaste frappe fort, et souvent juste. Mais l'épaisseur du trait ­- très Guignols de l'info ou bêtisier du Vrai journal de Karl Zéro - nuit à l'impact. Si Bush est un pantin, on veut savoir qui le manipule. Le récent et formidable documentaire de William Karel, Le Monde selon Bush, l'expliquait avec infiniment plus de rigueur.

Mais Michael Moore se fiche d'être un analyste. Fahrenheit 9/11 est d'abord un tract, et c'est ce qui en limite la portée. Ainsi, dans la seconde partie, le cinéaste dévoile-t-il clairement son objectif : toucher le plus grand nombre d'Américains, et si possible au cœur. Ça veut dire, par moments, ne se refuser aucune ambiguïté : dénoncer le Patriot Act, cette loi antiterroriste liberticide, mais, dans un même élan, attaquer l'administration Bush pour ses coupes claires dans le budget de la sécurité... Parler au cœur, c'est vouloir provoquer l'émotion à tout prix. Par exemple, suivre cette mère d'un soldat américain tué en Irak, et filmer son chagrin. Trop longtemps, trop frontalement. Moment difficilement supportable que celui où elle s'effondre en larmes devant la Maison-Blanche. Qu'importe alors de savoir si la guerre où son fils est mort était « sale » ou « juste » ­- son chagrin ne serait pas différent. On regrette alors que Michael Moore utilise les armes des médias américains à sensation, justement ceux qu'il critique...


Aurélien Ferenczi







autre :

La guerre ça tue les gens et ça fait pleurer les mamans. Une longue séquence du film raconte comment une grosse américaine (une femme, pas une voiture) très patriote, très catho, très drapeau étoilé, très Bush se prend à douter de ses convictions lorsqu'elle apprend la mort de son fils en Irak. C'est de mon point de vue le seul moment un peu longuet, un peu too much.

Ce qui est admirable chez Mr Moore, c'est justement tout le reste qui révèle l'intelligence, l'humour et l'humanité de ce brillant personnage.

Fahrenheit 9/11 est un patchwork d'images télé commentées et entrecoupées de scènes tournées en live. Il y est question de Bush, de sa manière de (ne pas ?) gouverner, des relations d'affaire de sa famille avec les saoudiens en général, les Bin Laden en particulier et, bien sûr, du 11 septembre 2001 et de ses conséquences.

Ce film est un pamphlet. C'est déjà en soit une raison suffisante pour aller voir cette oeuvre car le genre se meurt. C'est une occasion unique de s'informer sur des faits avérés, même si, comme disait l'autre, il y a toujours des choses derrière les choses. Mais pour qui a vu "Bowling for Colombine" c'est aussi une manière de saluer le travail d'un réalisateur d'utopies et d'un humaniste.
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# Posté le mercredi 11 août 2004 04:27

nOiR DéSiR

nOiR DéSiR
On n'est pas encore revenu du pays des mystères
IL y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air

On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier a toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule

Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir router dans la farine

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour un ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit.
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# Posté le mardi 10 août 2004 06:32

Modifié le mardi 10 août 2004 07:54

ici jane d'à la recherche de...

ici jane d'à la recherche de...
oooooooooohohohoohhoh mireille mathieu the retour arfffff
mais nan,c'est just moi

# Posté le lundi 09 août 2004 12:01

Modifié le mardi 10 août 2004 03:57

the trouble with jane.

the trouble with jane.
le problème avec jane de catherine cusset

ça fait assez longtemps que je l'ai lu mais ce livre m'a vraiment marqué, il raconte toute la vie d'une jeune femme, mais par ... hum... bon, jane reçoit un matin chez elle un colis, où toute sa vie est écrite, tout ce qu'elle a fait avant ce jour, tout en détails. à la fin, elle ne sait pas d'où ce colis provient,c'est étrange. mais une très bonne idée de l'auteur. c'est super. à lire cet été.
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# Posté le lundi 09 août 2004 09:57

et si c'éTaiT VrAi..... à lire absolument, je l'ai dévoré en 2 jours

et si c'éTaiT VrAi..... à lire absolument, je l'ai dévoré en 2 jours
Lauren est dans le coma, c’est indéniable. Mais elle est aussi dans le placard d’Arthur, un peu comme un fantôme, cela est tout aussi indéniable... Arthur, en tout cas, est bien obligé de l’admettre : il la voit, l’entend, la comprend et finit même par l’aimer. Mais que peut-on espérer d’un fantôme que l’on est le seul à distinguer ? On ne tombe pas amoureux d’un mirage, on ne force pas son meilleur ami à dérober une ambulance pour kidnapper un corps dans le coma, on ne ment pas à la police pour sauver une ombre, et pourtant...

Marc Lévy signe ici un premier roman particulièrement grisant, qui s’amuse du lecteur et de ses certitudes, toujours avec légèreté : comme Arthur, on se laisse prendre au jeu de Lauren, et comme lui, on finit par se dire, entre deux rebondissements : Et si c’était vrai....

# Posté le lundi 09 août 2004 09:43